Notre projet

L’idée

L’argent et la surconsommation de biens à tout prix : cela a un prix, et il nous semble cher ! Notre mode de vie actuel ne nous semble ni durable (épuisement des ressources naturelles), ni enviable (dont en témoigne l’insatisfaction générale de la société occidentale moderne). De quoi a-t-on réellement besoin ? Est-ce qu’il nous arrive souvent de nous arrêter un instant sur notre vie et de redéfinir nos priorités, ce qui compte pour nous ?

Nous souhaitons être acteur de notre vie, au lieu de nous laisser entraîner dans la surconsommation et la course constante contre la montre… Nous souhaitons privilégier l’être à l’avoir. Cela passe à la fois par la conscience de la façon dont nous vivons, dont nous posons nos choix, et par une réflexion sur le mode de vie que nous voulons. La réflexion est nécessaire mais doit déboucher sur des actions : à l’échelle de Louvain-la-Neuve, nous organisons des événements de partage autour des valeurs centrées sur l’humain. Une description de nos activités est disponible ici.

Tout en les mettant en question, notre projet rejoint globalement la simplicité volontaire à l’échelle de l’individu, et l’arrêt de la croissance à tout prix à l’échelle de la société.

La simplicité volontaire et l’arrêt de la croissance à tout prix

La base de ces mouvements de société est l’opinion que le monde actuel, structuré à grande échelle par le capitalisme, engendre certaines crises majeures dans la société en général, et chez l’individu en particulier. La croissance des inégalités sociales, l’insatisfaction concernant le travail salarié, l’invasion de la publicité et d’une mentalité de consommation, ou encore la crise environnementale en sont des exemples majeurs.

En particulier, le travail salarié, parce qu’il sert la rentabilité de l’entreprise, accentue le stress chez le travailleur et réduit ainsi sa qualité de vie psychologique. De plus, les producteurs, parce qu’ils recherchent le profit économique, encouragent la prolifération de la publicité et la vision du citoyen comme “consommateur”. Une conséquence de cette situation, selon nous, est la réduction des autres dimensions de la vie humaine, telles que la dimension intellectuelle (savoir, philosophie, spiritualité…), les dimensions artisanale et sportive, mais aussi la participation significative du citoyen à la vie politique de sa région.

Parce que le capitalisme repose sur la croissance économique, et que celle-ci encourage la consommation de biens matériels chez l’individu, deux réactions sont possibles :

  • À l’échelle de l’individu, il s’agit de rechercher un mode de vie qui rejette la mentalité de consommation et qui, de façon imagée, sache prendre son temps plutôt que de lui courir après. Ceci est le fondement de la simplicité volontaire.
  • À l’échelle de la société, il s’agit de rechercher un modèle politique et économique plausible non-basé sur la consommation et la rentabilité à tout prix. Ceci est l’objet des objecteurs de croissance.

Notre projet se sent proche de ces deux mouvements. Nous nous efforcerons, dans certaines de nos activités (en particulier, dans nos débats) de les mettre en question d’une part, et de les approfondir d’autre part.