déc 15

Article paru dans Le Soir à propos du bonheur :

DUBUISSON, ÉLISE

Vendredi 12 décembre 2008

Psychologie

Bonne nouvelle : les virus et autres pathogènes n’ont pas le monopole de la contagion ; le bonheur lui aussi se transmet au cours des contacts sociaux. En effet, à en croire une étude publiée dans le British Medical Journal, plus on est entouré de personnes heureuses, même à notre insu, plus on l’est. Et ce n’est pas tout : les résultats obtenus par l’équipe de Nicholas Christakis, de l’Université Harvard, indiquent que non seulement les gens heureux transmettent leur joie à des personnes qu’ils ne connaissant pas forcément, mais aussi que cette contamination peut durer une année.

« Être heureux ne dépend pas juste de vos propres actions, comportements et pensées, mais de ceux et celles de personnes que vous ne connaissez même pas », explique Nicholas Christakis. Ainsi, le bonheur se propagerait sur trois cycles jusqu’aux amis des amis. Grâce à des questionnaires leur permettant d’évaluer « le bonheur » et la situation sociale de 4.700 habitants du Massachusetts, les auteurs ont estimé que chaque ami heureux augmentait de 9 % la probabilité d’être heureux. A l’inverse, les amis grognons la diminuent de 7 %.

Plus précisément, cette étude montre qu’avoir des amis ou des parents habitant à proximité augmente les chances d’être joyeux. De même, les conjoints heureux représentent un facteur positif. Toutefois, l’effet est moindre que s’il s’agit d’amis de même sexe.

Outre l’effet bénéfique du bonheur d’un point de vue psychologique, les chercheurs pointent du doigt les retombées en matière de santé. « Le bonheur a un effet protecteur sur votre système immunitaire et sur le fait que vous fabriquez moins d’hormones du stress », s’enthousiasme Andrew Steptoe, psychologue à l’University College de Londres. À consommer et distribuer sans modération donc !

déc 11

Il n’est pas évident de trouver une lecture en français sur la simplicité volontaire dont le contenu ne soit pas issu de l’autre côté de l’Atlantique. Même si le noyau est le même, nous ne vivons pas en Belgique comme l’on vit au Canada ou aux USA !

Qu’à cela ne tienne, un livre récemment publié vient offrir, avec sincérité et sans prétention, un tableau à la fois synthétique et nuancé de la simplicité volontaire à l’oeuvre, notamment en Belgique. Son auteur est d’ailleurs issu de l’UCL, alors que demander de plus ? :)

Émeline De Bouver, Moins de biens, plus de liens, Couleur Livres, 2008. 120 pages, 12€.

La simplicité volontaire est un mouvement qui prolonge aujourd’hui la conscience écologique née dans les années 70. Elle propose à chacun d’évoluer de façon consciente vers une existence matérielle simplifiée et désencombrée. Cet ouvrage tente de caractériser ce mouvement qui, devenu incontournable aux États-Unis et au Québec, émerge actuellement en Europe. Il l’envisage sous ces trois approches que sont le temps, le travail et l’implication politique. S’appuyant sur les écrits d’interlocuteurs-clés tels que Juliet Schor, Mary Grigsby ou Serge Mongeau, l’ouvrage laisse également une grande place aux témoignages recueillis au sein du mouvement belge de la simplicité volontaire.
À l’époque où la (sur)consommation ambiante en vient à menacer notre santé et notre manière d’être au monde, il est grand temps de nous interroger sur de nouvelles formes de solidarité. Cet ouvrage esquisse une des pistes possibles, parmi les plus engageantes, pour réenchanter l’avenir.

Pour commander en ligne, voir sur le site de Couleur Livres.